De bonnes intentions suffisent-elles à faire un bon film? Pour ceux qui se posaient encore la question, La journée de la jupe apporte une réponse définitive. C'est non.

Ici, on veut parler des collèges difficiles, de religion, de féminisme, des enfants de la seconde génération, etc, etc. Pour se faire, Lilienfeld a bouquiné "l'encyclopédie des cités pour les nuls" et s'est mis en tête de tout retranscrire dans son scénario. Pour une dissertation de 3ème c'est pas mal, pour un film de cinéma c'est très juste. En fait tout sonne faux. Des situations aux dialogues, en passant par une mise en scène téléfilmesque a minima, rien ne fonctionne. Ce n'est même pas un problème de crédibilité, mais simplement une question de structure. Sans oublier une ministre de l'intérieur improbable et une digression aussi inutile que ridicule sur les problèmes de couple du négociateur du GIGN... Le pire est atteint dans un final surdramatisé à grands coups de ralentis et de musique adéquate qui laisse sans voix.

Pour finir, que dire du fameux "grand retour" d'Adjani? Elle n'est pas insupportable comme on pouvait le craindre, mais elle ne brille pas non plus. Il ne suffit pas de s'habiller comme un sac, de dire des gros mots et de parler djeuns pour éblouir.

Copie à revoir.