Top articles
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La crème de la crème
Le malaise est là dès les premières séquences. Et ce n'est pas parce que tous les personnages sont des connards. Ça, on le savait à l'avance. Des films sur des connards, on en a vus, des moyens, des bons, des très bons, The social network ou Le loup de...
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La belle vie
Le sujet est fort. L'ambition du premier long métrage aidant, on pouvait s'attendre à une belle surprise. Au final, Jean Denizot nous libre avec La belle vie un téléfilm honnête mais sans souffle. La mise en scène est quelconque, les dialogues souvent...
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Deux jours, une nuit
C'est un film maltraité par un sujet qu'il n'arrive jamais à dominer. À la machinerie impitoyable d'une société castratrice, les frères Dardenne n'opposent qu'une mécanique scénaristique didactique qui ne parvient que rarement à dépasser l'anecdotique....
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Computer chess
On est au début des années 80. Quelques programmateurs de jeux d'échecs se retrouvent dans un hôtel pour leur tournoi annuel. Ils y croisent des couples en thérapie d'épanouissement personnel. Le film est en noir et blanc, format carré, image brumeuse,...
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L'étrange petit chat
Le cadre est fixe. C'est un vivarium dans lequel une famille s'active telle une communauté de fourmis. Chacun vaque à sa tâche. Les dialogues sont là, le plus souvent pratiques, mais pas seulement. On raconte une anecdote sans intérêt. On ne la raconte...
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La mort de Louis XIV
Louis XIV ressemble à un vieux caniche aux humeurs changeantes. Tout Roi-Soleil qu'il fut, c'est un vieil homme qui meurt rongé par la gangrène. Autour de lui s'affairent ses médecins personnels et sa cour rapprochée. L'essentiel du film se déroule dans...
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Aimer, boire et chanter
Venu au cinéma par le théâtre, Alain Resnais sort de scène avec l'élégance qu'on lui connaît. Aimer, boire et chanter est une fantaisie, un film de plaisir, de jeu, un truc de gosses. Film testament par défaut, bien plus réussi que le précédent, l'ultime...
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I am Divine
L'intérêt du film de Jeffrey Schwarz est de replacer Divine dans son contexte, personnel d'abord, artistique ensuite, les deux se mêlant rapidement, les frustrations se transformant en rage dans le corps travaillé du travesti le plus célèbre du cinéma....
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The canyons
Comme sur une photo Polaroid exposée au soleil, l'image est jaune pâle, un peu cotonneuse, démodée. Pas assez moderne pour être intemporel, The canyons est pourtant séduisant, presque excitant parfois, aussi vide qu'étrangement habité, aussi désincarné...
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Hippocrate
Solidement construit, Hippocrate réussit à aborder sans lourdeur la complexité du milieu hospitalier. À l'image de la scène de confrontation placée en fin de film, le scénario fait preuve d'une impressionnante habileté, capable de donner vie à plus d'une...
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Les chiens errants #2
Tsai Ming-liang définit le cadre. C'est son regard. Il le fait avec une précision de maniaque. Quelques grands angles, des profondeurs de champ incroyables, comme toujours. Beaucoup de plans larges, très larges, pas toujours fixes, quelques mouvements,...
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Arrête ou je continue
Devos et Amalric forment un couple auquel on croit forcément. Les personnages qu'ils interprètent y croient moins. Entre petites chamailleries quotidiennes, incompréhensions anodines et crise de couple masquée, Pierre et Pomme transforment Arrête ou je...
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Coby
Né Suzanna, Coby (prénom de transition) entreprend de donner à son corps l'apparence qui correspond à ce qu'il est. Soutenu par sa compagne, nullement rejeté par ses proches, parents et frères, il commence à poster des vidéos sur YouTube avant de s'adresser...
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Metro Manila
On sort de Metro Manila sans trop savoir quoi en penser. Le film de Sean Ellis est-il misérabiliste, caricatural, trop démonstratif ? Faut-il en revanche le voir comme un mélodrame moderne, sorte de neo-réalisme 2.0 mis en exergue par un cinéaste arty...
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Mère et fils
Ce qui compte, on le sait, c'est moins ce qu'on nous raconte que la manière dont on nous le raconte. La littérature a déjà tout dit, le cinéma est là pour dire autrement. Ce n'est qu'en tirant profit de sa singularité que le septième art mérite d'être...
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L'amour est un crime parfait
Rares sont les cinéastes qui placent l'architecture au cœur de leur mise en scène. Le fascinant Rolex Learning Center de Lausanne est ici lieu de transparences et de mystères, espace ouvert sur le monde, cadre de rencontres et de fuites propice à tous...
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It felt like love
Les premières images sont comme une promesse. Muette et gracieuse, presque en apesanteur, la séquence d'ouverture laisse espérer le meilleur. Au plus près des corps et des peaux, sensuelle et intuitive, la mise en scène nous invite à suivre en douceur...
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Don Jon
Touche à tout hyperactif, Joseph Gordon-Levitt se lance pour son premier film dans une entreprise délicate. Si la trame est clairement celle de la comédie romantique, il en parasite d'emblée le fond de sauce nunuche en campant un connard inoffensif addict...
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La vie d'Adèle
Il faut dire les choses. Il faut écrire les mots. La vie d'Adèle - Chapitres 1 & 2 est une histoire d'amour lesbienne. Ceux qui prétendent qu'il importe peu que les protagonistes soient homo ou hétéro (cf Première), font preuve d'une fâcheuse hypocrisie....
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Borgman
Le film s'appuie sur trois mécaniques de précision : un scénario rigoureux, une mise en scène au cordeau, une interprétation parfaite. Ces trois rouages unis dans un même mouvement font de Borgman un film brillant mais vide. Si certains évoquent Théorème,...
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For those in peril
Film en état de choc, For those in peril explore différentes grammaires cinématographiques pour suivre le retour d'Aaron parmi les vivants. Seul rescapé d'un naufrage dans lequel son frère et les autres marins ont disparu, rongé par le deuil et la culpabilité,...
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Gagnez des places pour Rêves d'or !
C'EST GAGNÉ ! Jeu terminé... Allez-y ! Allez voir ce film ! Aimez-le ! Faites le vivre ! Persistance Rétinienne et Pretty Pictures ( >>> ) vous font gagner des places pour le magnifique premier long métrage de Diego Quemada-Diez, Rêves d'or. Pour gagner...
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La vie domestique
Les premières minutes sont inquiétantes. L'image est laide, les situations forcées, les personnages caricaturaux. Juliette et son mari dînent chez un couple de cons, ils en reparlent le lendemain matin, ne se comprennent pas. On craint que le film ne...
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La Vénus à la fourrure
Polanski nous ouvre les portes de son théâtre. Après son Carnage raté, vaudeville bourgeois ne reposant que sur la performance des comédiens, il vient frontalement se confronter à la scène, lui qui est aussi acteur de théâtre, avec cette Vénus à la fourrure...
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Los salvajes
Los salvajes est comme un long mouvement musical. Le prologue rapide et rythmé précède une mélodie centrale, lente mais souvent fracturée, qui laisse subtilement place à un final puissant. Film de bruissements, de dissimulations et de fuites, il se révèle...