Top articles
-
Le ruban blanc
Le dernier film d'Haneke se regarde comment on lirait un roman classique du XIXème. Au fur et à mesure que le récit avance, le narrateur en présente les protagonistes. La première image pourrait être celle d'une carte postale : noir et blanc clair presque...
-
Smiley face
A l'instar de Park Chan-wook et son décalé I'm a Cybord, Gregg Araki s'offre 1h25 de récréation avec ce film déjanté, qui fait suite à son magnifique, moderne et poignant Mysterious skin. Smiley Face est un film "débile" à l'humour potache et joyeusement...
-
Millénium
Si on n'a pas lu le(s) roman(s), on en a peut-être vu la première adaptation, téléfilm sans relief dont seule Noomi Rapace nous reste en mémoire et ce, malgré un traitement particulièrement confus du personnage qu'elle interprète, Lisbeth. Les personnages...
-
Mon top 2008
On va dire que mon top est presque définitif. Cette année fut pour moi une bonne année de découvertes et de surprises. Certains films attendus m'ont déçu, d'autres que je n'avais pas vu venir m'ont cueilli. Que dire d'autre ? Une bonne partie de films...
-
The hunter
Un film tourné dans un pays totalitaire impose de fait le respect. Cette situation ne préjuge en rien de sa qualité, mais à imaginer l'énergie qu'il fallut déployer pour le produire et le tourner, on mesure ce qu'il représente aux yeux de son auteur....
-
Leonera
Vu en avant-première au Festival En route vers le monde de La Roche-sur-Yon Peindre l'univers carcéral est l'un des fantasmes du cinéma. Montrer l'inmontrable, faire ressentir au plus profond le sentiment d'enfermement, représentent un véritable enjeu...
-
Valse avec Bachir
Ce film atypique nous propose deux niveaux de lecture. Il évoque bien sûr la situation tendue entre le Liban et Israel dans les années 80, celle des réfugiés Palestiniens, la complexité d'une guerre sans nom et le massacre de Sabra et Chatila. Mais ce...
-
Cloud atlas
2 + 1 = 6. Telle pourrait être l'équation de cette association pour le moins ambitieuse : 2 directions artistiques pour adapter un roman présenté comme inadaptable, jouant sur 6 temporalités (3 dans le passé, 1 dans le présent, 2 dans le futur) et autant...
-
Gimme the loot
Ce qu'on pourrait reprocher à Gimme the loot est aussi ce qui le rend attachant : sa légèreté. Frais comme une brise d'été, rythmé comme une promenade urbaine, faux récit sociologique et marivaudage qui ne dit pas son nom, le film d'Adam Leon s'apprécie...
-
Crazy, stupid, love
On pouvait en attendre davantage des habiles réalisateurs du toniturant I love you Philip Morris. À croire que la réussite du film tenait davantage à son sujet et à l'acteur qui l'a porté, qu'à ses réalisateurs. Pourtant Crazy, stupid, love possède tous...
-
Hancock
L'idée est bonne : faire le portrait d'un super héros misanthrope, alcoolique et mal embouché, arrêtant les méchants en détruisant tout sur son passage, recevant les conseils des badauds sur ce qu'il aurait dû faire, insultant et se faisant traiter de...
-
Toy story 3
La réussite de Toy story est éclatante. Après nous avoir rendu des jouets sympathiques, puis drôles, puis émouvants, le troisième épisode de la saga nous parle de temps qui passe, de devenir, de transmission. Les thèmes déjà développés (abandon, fidélité,...
-
The housemaid
Les relations maître à valet ont toujours alimenté la littérature. Du théâtre au cinéma, leurs représentations peut englober tous les possibles et fournir une étude nuancée des relations humaines. Lui est homme de pouvoir. Sa femme est enceinte de jumeaux....
-
OSS 117 : Rio ne répond plus
Revoici donc Hubert Bonisseur de la Bath, véritable héros frenchy, archétype de tout ce qu'un français peut représenter aux yeux du monde : arrogant, sûr de lui, misogyne, raciste, inadapté aux langues et à ce qui l'entoure. En un mot : suffisant. Générique...
-
Welcome
En confrontant l'univers intimiste de son cinéma à un fait de société particulièrement sensible, Lioret prenait le risque se perdre. La première chose à dire de Welcome est qu'il échappe à tous les écueils dans lesquels il pouvait sombrer. Le scénario...
-
A bord du Darjeeling Limited
Ce sont trois frères : ça se voit, ils ont le même nez. Le film commence par un court métrage situé dans un grand hôtel parisien. Les poses lascives de Natalie Portman nous font tourner de l'oeil. Jason Schwartzman adopte quant à lui un air de chien battu...
-
Les amants passagers
Ainsi les blagues juives de Woody Allen seraient de bon goût, tandis que les potacheries queer de Pedro Almodovar seraient vulgaires et pas drôles ? Que des stewarts maniérés dansent comme des pétasses sur I'm so excited serait malvenu et ridicule ? Quoi...
-
Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2
This is the end... pour ceux qui n'ont pas lu les romans de JK Rowling, comme pour ceux qui les ont lus, et qui attendaient l'ultime transposition à l'écran des aventures du petit sorcier à lunettes devenu grand. Donc ça, c'est fait. Après un premier...
-
Festival de Printemps !!!
Les 8 films en compétition (après divers changements, déprogrammations et reprogrammations) : 2 films en compétition à Cannes, 3 autres hors compétition, le dernier Ours d'Or de Berlin, un premier film anglo-américain et un film d'animation. Côté actrices,...
-
Piranha 3D
Pour qu'un film d'horreur grand public soit réussi, il lui faut quelques ingrédients indispensables : du gore, des filles à gros seins, des types qui "ne pensent qu'à ça", une touche d'humour, et un prédateur extérieur particulièrement dévastateur. Assumant...
-
Quelques heures de printemps
En allant voir Quelques heures de printemps, on sait qu'on n'y va pas pour rigoler. Puisque le film parle de la mort, et notamment du suicide assisté, on se dit qu'il s'agira pour nous d'une confrontation intime entre ce qu'il aura à nous dire et notre...
-
L'année où mes parents sont partis en vacances
Les pays d'Europe de l'Est ont besoin de raconter l'avant : témoigner de leur histoire au temps où le rideau de fer soviétique les fermait au monde. Il en est de même pour l'Amérique du Sud : il est nécessaire d'évoquer ces décennies de dictatures protégées...
-
Very bad trip
Spécial Fête du Cinéma 2009 A prétexte banal, traitement banal. Alors qu'on nous promettait éclats de rire et franche rigolade, ce Very bad trip sent le réchauffé. Bien sûr, on s'amuse de temps en temps, on rit même quelquefois et de bon c ur, mais cette...
-
Omar m'a tuer
Particulièrement casse-gueule, cette mise en image d'une affaire connue de tous, d'une erreur judiciaire criante, d'une illustration presque trop parfaite du racisme ordinaire, Omar m'a tuer pouvait aussi bien sombrer dans le réquisitoire lourdingue à...
-
La nuit nous appartient
La tendance serait-elle aux films noirs du côté du cinéma américain ? Les grands cinéastes ressentent-ils le besoin de redéfinir les cadres du bien et du mal, à l'heure où leurs gouvernants en galvaudent le sens dans des conflits sans nom ? Toujours est-il...